HISTORIQUE

L’ancien entrepôt dans la rue du Puits, à proximité de la Gare Centrale de la ville de Luxembourg est un lieu avec une longue histoire. C’est sa fonction initiale qui lui a valu le surnom de « Banannefabrik », nom qui a perduré jusqu’à aujourd’hui.

Après l’arrêt de son utilisation comme dépôt de fruits, il fut, au début des années 1990, requisitionné par la culture. C’est un petit groupe d’acteurs culturels qui a découvert le potentiel artistique de ce lieu exceptionnel. C’est en 1995 que s‘est établie l’association « Etats d’urgence », qui s’est mobilisée pour la renaissance et la transformation de la Banannefabrik en lieu de création et d’expression culturelle. Notamment un objectif a servi de moteur principal pour les initiatives engagées par « Etats d’urgence » au niveau de l’Etat : créer un espace de répétition – quelque chose qui fait défaut encore aujourd’hui dans tout le pays.

Septembre 2011, 16 ans plus tard, le projet d’autrefois est devenu un véritable succès. Depuis le mois de juin 2011, cinq institutions culturelles luxembourgeoises s’y sont installées: le Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois TROIS C-L, l’association d’artistes MASKéNADA, les administrations du Théâtre des Casemates et du Théâtre du Centaure ainsi que la THEATER FEDERATIOUN. Ensemble, ils forment le « Centre de production et de création artistique » (CPCA) (tel est le nom officiel du lieu) qui est un lieu de création, de rencontre et de formation. La « Banannefabrik » est ouverte à tous les domaines artistiques : le théâtre, la danse, la musique, la littérature, la performance etc. vont s’y rencontrer et s’enrichir mutuellement dans leurs processus créatifs.

Bâtiment

D’après le concept architectural de réaménagement, le bâtiment conserve aujourd’hui encore des traces de ses anciennes fonctions. A l’intérieur, on trouve des bureaux, des salles de réunions, des loges d’artistes, des installations sanitaires et des cuisines ainsi que trois grandes salles de répétition. Conçues principalement en tant que telles, ces dernières peuvent, dans des cas exceptionnels, également accueillir des spectateurs (99 personnes au maximum). L’une des salles est spécialement adaptée aux besoins de la danse et servira aux danseurs et chorégraphes luxembourgeois en tant que lieu de répétition et de création et leur permettra également d’y organiser des stages.